| 1 | Auteur.e.s : Hervé KOMBIENI. Pages : 1-17 |
Problématique d’aménagement des espaces verts dans l’arrondissement de Godomey (Commune d’Abomey-Calavi au Bénin)
Abstract
Résumé : Les espaces verts jouent un rôle écologique, urbanistique, social et économique majeur. Dans l’arrondissement de Godomey, ces espaces restent cependant peu valorisés, en raison de l’importance relativement faible qui leur est accordée. La présente recherche se propose de contribuer à la problématique de l’aménagement et de la gestion des espaces verts dans cet arrondissement. La méthodologie adoptée s’articule autour de la collecte, du traitement et de l’analyse des données à l’aide du modèle SWOT. Les investigations ont été réalisées auprès de 150 personnes à l’aide d’outils appropriés. Les résultats révèlent que les arbres d’alignement de voirie publique (AAVP), les espaces publics boisés (EPB), les espaces verts privés (EVP), les pelouses et les cimetières boisés constituent l’ensemble des espaces verts présents dans l’arrondissement. Les AAVP (64%) et les EPB (80%) sont principalement localisés dans les quartiers de Salamey, Dékougbé, Godomey N’Gbèho et Hounlacomey, tandis que les quartiers de Cocotomey et Godomey-Togoudo disposent davantage d’EVP. Au total, 70% des espaces verts sont des AAVP, 18% des EPB et 12% des EVP. En termes de fonctions, l’esthétique représente 30% de l’utilité perçue, la détente 25%, la protection contre le bruit 18%, l’absorption des eaux de pluie 14%, le renforcement de la lisibilité 8 % et les fonctions récréatives 4%. Cependant, la gestion des espaces verts aménagés est freinée par plusieurs contraintes : la pression humaine, le manque de ressources matérielles, humaines et financières de la mairie, ainsi que l’absence de synergie entre les structures institutionnelles. De plus, 35% des personnes interrogées ne sont pas satisfaites de la gestion des espaces verts, et 25 % sont peu satisfaites. Face à cette situation, des mesures correctives ont été proposées afin d’améliorer l’aménagement et la gestion des espaces verts dans l’Arrondissement de Godomey. Au nombre de ces mesures, la principale souligne la nécessité de renforcer la planification, la gouvernance et les ressources allouées à la gestion des espaces verts afin d’assurer leur valorisation durable dans l’arrondissement de Godomey.
| 2 | Auteur.e.s : Hervé KOMBIENI. Pages : 1-17 |
Problématique d’aménagement des espaces verts dans l’arrondissement de Godomey (Commune d’Abomey-Calavi au Bénin)
Abstract
Résumé : Les espaces verts jouent un rôle écologique, urbanistique, social et économique majeur. Dans l’arrondissement de Godomey, ces espaces restent cependant peu valorisés, en raison de l’importance relativement faible qui leur est accordée. La présente recherche se propose de contribuer à la problématique de l’aménagement et de la gestion des espaces verts dans cet arrondissement. La méthodologie adoptée s’articule autour de la collecte, du traitement et de l’analyse des données à l’aide du modèle SWOT. Les investigations ont été réalisées auprès de 150 personnes à l’aide d’outils appropriés. Les résultats révèlent que les arbres d’alignement de voirie publique (AAVP), les espaces publics boisés (EPB), les espaces verts privés (EVP), les pelouses et les cimetières boisés constituent l’ensemble des espaces verts présents dans l’arrondissement. Les AAVP (64%) et les EPB (80%) sont principalement localisés dans les quartiers de Salamey, Dékougbé, Godomey N’Gbèho et Hounlacomey, tandis que les quartiers de Cocotomey et Godomey-Togoudo disposent davantage d’EVP. Au total, 70% des espaces verts sont des AAVP, 18% des EPB et 12% des EVP. En termes de fonctions, l’esthétique représente 30% de l’utilité perçue, la détente 25%, la protection contre le bruit 18%, l’absorption des eaux de pluie 14%, le renforcement de la lisibilité 8 % et les fonctions récréatives 4%. Cependant, la gestion des espaces verts aménagés est freinée par plusieurs contraintes : la pression humaine, le manque de ressources matérielles, humaines et financières de la mairie, ainsi que l’absence de synergie entre les structures institutionnelles. De plus, 35% des personnes interrogées ne sont pas satisfaites de la gestion des espaces verts, et 25 % sont peu satisfaites. Face à cette situation, des mesures correctives ont été proposées afin d’améliorer l’aménagement et la gestion des espaces verts dans l’Arrondissement de Godomey. Au nombre de ces mesures, la principale souligne la nécessité de renforcer la planification, la gouvernance et les ressources allouées à la gestion des espaces verts afin d’assurer leur valorisation durable dans l’arrondissement de Godomey. Mots-clés : Aménagement, espaces verts, investigations, Arrondissement de Godomey, Bénin.
| 3 | Auteur.e.s : Pierre Anvo AYEMOU. Pages : 18-33 |
Dépôts non réglementés d’ordures ménagères et implications environnementales et sanitaires dans la ville de Yamoussoukro (Centre de la Côte d’Ivoire)
Abstract
Résumé : Les dépôts non réglementés d’ordures ménagères à Yamoussoukro ne révèlent pas une simple défaillance technique du système de collecte, mais traduisent un désajustement structurel entre les ressources opérationnelles de gestion des déchets ménagers et les réalités sociospatiales urbaines. Cette étude analyse les dynamiques de formation de ces dépôts ainsi que leurs implications sanitaires et environnementales. Elle repose sur une recherche documentaire, des observations directes, une enquête menée auprès de 317 ménages, combinant questionnaires et entretiens avec les acteurs du secteur. Les résultats révèlent que l’augmentation des déchets ménagers est étroitement liée à la croissance de la population de la ville de Yamoussoukro. Ce lien très significatif est attesté par le coefficient de corrélation r = 0,995. Aussi, la composition hétéroclite des déchets ménagers est dominée à plus de 60% par des matières organiques. Cette étude a montré également que la gestion des déchets sans cesse croissante connait des difficultés liées à une gouvernance fragmentée, un déficit d’infrastructures et une irrégularité des services de collecte. Par conséquent, l’espace urbain est parsemé de dépôts non réglementés d’ordures, particulièrement dans les quartiers Sopim et Morofié où 25% de ces dépôts ont été identifiés. Par ailleurs, l’obstruction des caniveaux à ciel ouvert par les déchets ménagers favorise la formation des gîtes larvaires. Cette vulnérabilité environnementale contribue à l’accentuation des pathologies avec la prévalence de paludisme (39%), suivie des infections respiratoires aiguës (23%), de l’anémie (16%) et des maladies diarrhéiques (5%) à l’échelle des quartiers. Pour ce faire, le renforcement des ressources opérationnelles, la sensibilisation à l’éducation environnementale et la promotion de l’économie circulaire contribueraient à la réduction durable des vulnérabilités environnementales et sanitaires. Mots-clés : Dépôts non réglementés, déchets ménagers, risques environnementaux, risques sanitaires, Yamoussoukro.
| 4 | Auteur.e.s : MEDIEBOU CHINDJI, Farelle Yolie KOAGNE WEMBE. Pages : 34-45 |
Conséquences environnementales de la dynamique socio-spatiale dans la commune d’arrondissement de Bafoussam Ier au Cameroun
Abstract
Résumé : La croissance non régulée de l’expansion spatiale, sans contrôle des institutions de planification et d’aménagement du territoire, entraîne de nombreuses conséquences difficiles à maîtriser. C’est dans ce contexte que cet article vise à évaluer les interactions entre la dynamique socio-spatiale et ses impacts environnementaux. La méthodologie adoptée pour cette étude repose sur un traitement cartographique, facilitant l’analyse de l’évolution de l’occupation du sol à partir des données satellitaires Landsat et des perceptions de la population recueillies via un questionnaire. Les résultats de ces recherches révèlent que la commune d’arrondissement de Bafoussam Ier est affectée par un environnement physique marqué par les effets de la dynamique socio-spatiale. Les changements physiques tels que la modification de la végétation, la transformation des sols et l’impact sur le climat, combinés à la croissance démographique, à l’urbanisation et à l’essor des activités économiques, sont les principaux résultats de cette dynamique. En conséquence, ces éléments contribuent à la dégradation des divers écosystèmes environnementaux. Mots-clés : Dynamique socio-spatiale, occupation de l’espace, environnement, foncier, Bafoussam Ier
| 5 | Auteur.e.s : Yaya SYLLA . Pages : 46-56 |
Environnement et risques sanitaires liés aux activités de pressage et de transformation du manioc dans le quartier Anoumabo, Commune de Marcory (Côte d’Ivoire)
Abstract
« Dans les lieux de pressage, de transformation du manioc, les conditions de travail (eaux usées partout, canalisations et égouts bouchés, mauvaise gestion des déchets issus de l’activité, séchage des grains au sol ou sur des bâches en plastique en mauvais état…) constituent de sérieux risques de contamination marchande, chimique et physique du produit fini et de l’environnement, selon K. E. Regina (2015, p. 288) ». À Marcory et plus précisément au quartier Anoumabo, l’activité de pressage et de transformation du manioc s’exerce dans un contexte d’insalubrité et de gestion des déchets inappropriée des effluents souvent rejetés dans les regards. Cette situation environnementale critique se caractérise par la stagnation des eaux et la pollution. Cette étude a pour objectif d’évaluer les risques sanitaires découlant de la transformation du manioc dans la commune de Marcory à Abidjan. La méthodologie adoptée est principalement basée sur la recherche documentaire, les observations des faits sur le terrain et les enquêtes de terrain. Les enquêtes proprement dites ont touché 64 acteurs impliqués dans cette activité. Les résultats ont montré que ces acteurs impliqués dans le processus de transformation du manioc souffrent de douleurs musculosquelettiques (56%), du paludisme (17%), d’infections cutanées (4%), d’asthénie (13%), de troubles dermatologiques (8%), et de maladies respiratoires (8%). Il découle de cette étude que l’état de l’environnement sur les sites de pressage et de transformation du manioc à Anoumabo constitue le principal facteur de vulnérabilité sanitaire des acteurs. Les conditions d’assainissement insuffisantes et le non-respect des règles d’hygiène exposent les travailleurs à ces risques sanitaires accrus ; ce qui souligne la nécessité d’interventions urgentes axées sur l’amélioration de l’environnement de travail et la formation aux bonnes pratiques d’hygiène et de sécurité. Mots-clés : Pressage et transformation du manioc, risques sanitaires, Anoumabo, Marcory, Côte d’Ivoire.
| 6 | Auteur.e.s : Yao Maxime GOUNSE, Pamphile HOUNDJI, Dèdègbê Louis AHOMADIKPOHOU. Pages : 57-68 |
Déterminants des pratiques agroécologiques dans la Réserve Biosphère Transfrontalière du Mono au Bénin
Abstract
es pratiques agroécologiques dans la réserve de biosphère transfrontalière du Mono au Bénin sont déterminées par un ensemble de facteurs physiques et humains. Cette recherche vise à analyser les déterminants des pratiques agroécologiques dans la réserve de biosphère transfrontalière du Mono au Bénin. Pour mener à bien cette recherche, l’approche méthodologique utilisée repose sur la collecte des données, leur traitement et l’analyse des résultats. La recherche documentaire et les enquêtes de terrain constituent les principales méthodes de collecte des données. Le questionnaire, les guides d’entretien, la grille d’observation, un appareil photo numérique et le GPS (Global Positioning System) sont les outils et matériels utilisés pour la collecte des données auprès de 281 personnes. L’analyse des résultats montre que la diversité des sols favorise l’adoption des pratiques agroécologiques. En effet, les caractéristiques pédologiques sont jugées favorables à l’adoption de ces pratiques par 95% des producteurs agricoles enquêtés. De même, selon 95% des producteurs interrogés, l’hydrographie de la réserve constitue un atout important pour les pratiques agroécologiques, car la présence des cours d’eau offre un potentiel favorable au développement des activités agricoles. Par ailleurs, l’évolution des populations des communes de Lokossa, Athiémé, Comé, Grand-Popo et Djakotomey entre 1979 et 2013, ainsi que les projections démographiques à l’horizon 2030, mettent en évidence une dynamique de forte croissance démographique. Dans le détail, Lokossa et Djakotomey apparaissent comme les pôles démographiques les plus dynamiques. Lokossa passe de 12 626 habitants en 1979 à 104 961 habitants en 2013, avec une projection de 174 218 habitants en 2030. Quant à Djakotomey, la commune connaît une évolution encore plus marquée, devenant la plus peuplée en 2013 avec 134 028 habitants, avant d’atteindre une projection de 222 527 habitants en 2030. Selon 98% des producteurs agricoles enquêtés, cette forte augmentation de la population jeune représente une opportunité grâce à la disponibilité d’une main-d’œuvre agricole favorable au développement des pratiques agroécologiques dans la réserve. Mots-clés : Réserve biosphère transfrontalière du Mono, agriculture, agroécologie, déterminant, producteur.
| 7 | Auteur.e.s : Konan Norbert KOFFI . Pages : 69-83 |
Effets induits de la dégradation de la biodiversité et stratégies de résilience dans la ville de Bouaké (Centre – Côte d’Ivoire)
Abstract
La ville de Bouaké est sous l’emprise de l’urbanisation galopante. Ce croît urbain entraine une dégradation des écosystèmes naturels et de la biodiversité. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette étude qui vise à comprendre l’influence de la dégradation de la biodiversité urbaine sur la sécurité environnementale. L’approche méthodologique repose sur la recherche documentaire. En outre, elle fait recours à une enquête de terrain axée sur une observation participante, la réalisation d’entretiens et l’administration de questionnaires à 426 chefs de ménage répartis dans 9 quartiers issus d’un choix raisonné. Cette étude a révélé une multiplicité d’effets induits de la biodiversité urbaine (la pollution des eaux, des sols et de l’air). La pollution des cours d’eau (les rivières Aboliba et de Konankankro) provient d’une contamination par les déchets ménagers et industriels. Quant à la pollution des sols, elle survient à la suite de l’altération des habitats naturels. Celle-ci s’illustre par une contamination des zones de production, d’alimentation et d’abri de la faune. Celle-ci favorise la perte de la fertilité des sols, à travers la réduction de leur capacité à soutenir la croissance végétale. Concernant la pollution atmosphérique, l’ampleur de son impact est attestée par 97% des chefs de ménage enquêtés contre 3% d’ignorance. Elle revêt des impacts sanitaires (80% d’irritations, 17% d’infections respiratoires aigües et 3% de bronchites chroniques) et environnementaux (acidification des sols et modification des équilibres climatiques). De plus, celle-ci est due à divers facteurs (la prolifération des émissions des véhicules et des unités industrielles et l’incinération incontrôlée des déchets toxiques). Ainsi, la persistance de cette dégradation a suscité l’adoption de stratégies de résilience par les autorités locales (la classification des espaces boisés et l’aménagement des espaces verts) et les populations riveraines (la sacralisation des forêts et le jardinage domestique). Mots-clés : Étalement urbain, Dégradation de la biodiversité, Effets résilience, Bouaké.
| 8 | Auteur.e.s : Natanika LARE, Konnegbéne LARE, Koudzo SOKEMAWU. Pages : 84-96 |
Impacts socio-économiques et contraintes liés au développement des activités agropastorales autour du barrage de Dalwak dans la préfecture de Tône au Nord-Togo
Abstract
Le barrage de Dalwak a été construit principalement pour alimenter la ville de Dapaong et ses environs en eau potable. Mais l’abondance de l’eau du barrage a également favorisé les cultures maraîchères de contre saison, le pâturage et l’abreuvement des animaux ; ce qui contribue significativement à l’amélioration des conditions de vie des exploitants des ressources de ce barrage dans la préfecture de Tône. L’objectif de cette recherche est d’analyser les impacts socio-économiques et les contraintes des activités menées autour du barrage de Dalwak dans la préfecture de Tône. La démarche méthodologique a consisté à faire recours aux ressources documentaires, aux observations et aux enquêtes socioéconomiques menées auprès de 120 exploitants agricole, 5 éleveurs et 5 pêcheurs interrogés autour du barrage. Il ressort de cette étude que la mise en place du barrage de Dalwak a contribué à diversifier la production agricole, à augmenter les rendements, à accroître le cheptel des éleveurs et à améliorer les revenus des exploitants. Les résultats montrent que 95% des enquêtés affirment pratiquer des activités agricoles autour du barrage en raison de la disponibilité permanente de l’eau, 73 % mentionnent la possibilité de pratique d’irrigation, et enfin, 89% évoquent les raisons de gain d’importants revenus grâce aux activités agricoles de contre-saison. Les résultats révèlent aussi que selon les activités menées, les revenus varient entre 50 000 F CFA à plus de 1 000 000 F CFA. Quant à l’utilisation des revenus, 91,67% les utilisent pour les soins de santé de leurs ménages, 89,1 % pour la scolarisation des enfants, 58,33% des maraîchers de contre-saison pour l’achat des céréales, 24,17% pour la construction des maisons. Malgré ce gain d’importants revenus engrangés par les exploitants, on note, cependant, quelques difficultés auxquelles des solutions idoines vont améliorer d’avantage les revenus de ces exploitants. Mots-clés : Impacts socio-économiques, contraintes, activités agropastorales, barrage de Dalwak, préfecture de Tône.
| 9 | Auteur.e.s : Guikahué Daniel BISSOU, Lazéni BAMBA. Pages : 97-108 |
Les défis communautaires de la mise en tourisme de la transformation de la noix de karité pour un développement durable dans le village de Gbalo (Sous-préfecture de Kasséré, Côte d’Ivoire)
Abstract
La transformation de la noix de karité constitue, dans le village de Gbalo situé dans la sous-préfecture de Kasséré au nord de la Côte d’Ivoire, une activité économique, sociale et culturelle majeure principalement exercée par les femmes rurales. Fortement ancrée dans les pratiques traditionnelles locales, cette activité demeure toutefois faiblement intégrée aux dynamiques de valorisation touristique. Cette étude vise à analyser les modes d’organisation communautaire, les enjeux socio-économiques et les contraintes institutionnelles affectant la mise en tourisme de la filière karité dans une perspective de développement durable. La méthodologie repose sur une approche qualitative appuyée par des données quantitatives descriptives. Les informations ont été recueillies à travers des enquêtes de terrain, des entretiens semi-directifs et des observations directes menées auprès des femmes transformatrices, des autorités traditionnelles et des acteurs institutionnels locaux. Les résultats montrent que la filière karité à Gbalo fonctionne à partir d’organisations féminines peu structurées et insuffisamment professionnalisées. Bien que cette activité procure des revenus complémentaires aux ménages, ceux ci demeurent irréguliers. La mise en tourisme apparaît comme une opportunité de valorisation des savoir-faire artisanaux et de création de valeur ajoutée locale. Toutefois, elle reste confrontée au manque d’infrastructures adaptées, au déficit de compétences en accueil touristique et à la faible coordination des acteurs territoriaux. Keywords : Community tourism, shea nut, sustainable development, rural economy, Gbalo.
| 10 | Auteur.e.s : Mahamat Nour MALIK, Sabine DJIMOUKO, Tob-Ro N’DILBÉ. Pages : 109-126 |
Contribution des acteurs privés de la santé dans le renforcement du système sanitaire de la ville d’Abéché, Nord-Est du Tchad
Abstract
Chef-lieu de la province du Ouaddaï, Abéché abrite 215 583 personnes, ayant besoin d’une disponibilité de couverture sanitaire. Selon les normes de l’OMS, pour cette population, il faudrait 22 médecins, 44 infirmiers diplômés d’Etat et 20 sage-femmes, alors que la ville ne dispose que des 16 médecins, 19 infirmiers diplômés d’Etat et 18 sage-femmes. Dans ce contexte de faible couverture de santé par l’offre publique, l’apport des acteurs privés dans la prise en charge des soins de santé à Abéché demeure capital. L’objectif de cette étude est d’analyser la contribution des acteurs privés dans l’accès aux soins de santé à Abéché. La démarche méthodologique adoptée combine observations de terrain, entretiens avec des personnes ressources, sondage auprès d’un échantillon aléatoire de 382 ménages et une analyse cartographique. Les résultats montrent que l’offre des services publiques de santé à Abéché se résume au Centre Hospitalier Universitaire d’Abéché (CHUA) et 13 centres de santé repartis sur un espace de 7 464,18 hectares, avec une concentration dans le noyau urbain de la cité, rendant déplorables les conditions d’accès des habitants de quartiers périphériques. Ce dysfonctionnement, est compensé par le secteur privé, fort des 08 cliniques, 17 cabinets de soins, 36 pharmacies et 11 tradipraticiens inégalement répartis à l’échelle des arrondissements. L’actuelle politique d’équité et d’amélioration de la santé passe par une meilleure distribution de l’offre de soins, le renforcement des structures en ressources humaines et la mise en place d’une stratégie de réduction des inégalités d’accès aux soins de santé. Mots-clés : Système de santé, accès aux soins, couverture sanitaire, acteurs privés, Abéché.
| 11 | Auteur.e.s : Guy Obain BIGOUMOU MOUNDOUNGA, Epiphane MOUVONDO. Pages : 127-138 |
PK0 – PK12 : Paradoxe d’un axe majeur de transport à Libreville (Gabon)
Abstract
L’axe PK0 – PK12, itinéraire stratégique de la route nationale 1 (RN1) à Libreville (Gabon), constitue l’une des principales artères assurant à la fois les mobilités quotidiennes des populations, la desserte des marchandises et la connexion entre la capitale et l’hinterland. Cette voie a fait l’objet d’aménagements visant à améliorer la fluidité du trafic et la connectivité territoriale. Cependant, en dépit de son rôle structurant, il présente un paradoxe fonctionnel marqué par une congestion chronique, des dysfonctionnements circulatoires et une occupation anarchique du domaine publique routier. L’objectif de cette contribution est d’analyser l’ambivalence entre les atouts stratégiques d’un axe routier et les dysfonctionnements qui en résultent lors de son usage. L’hypothèse principale stipule que les dysfonctionnements relevés sur l’axe routier PK0 PK12 résultent de l’inadéquation entre la croissance urbaine non maîtrisée, l’absence de planification intégrée et les capacités infrastructurelles inadaptées aux besoins des usagers. La méthodologie qui sous-tend cette recherche combine observations in situ et analyse documentaire en lien avec les problématiques de mobilités quotidiennes et d’acheminement de marchandises en ville. En sus de cette étape préliminaire, nous avons mené deux enquêtes de terrain mixte. La première a consisté à réaliser des entretiens semi-directifs auprès de 27 acteurs institutionnels (Ministère des Travaux Publics ; Mairie de Libreville, SOGATRA et Trans Urb). Quant à la deuxième phase, elle a concerné les enquêtes par questionnaire administrées auprès de 442 personnes de profils différents (populations et acteurs en charge du transport). Les résultats montrent que cet axe est pris en étau par la congestion chronique, les difficultés de circulation et économiques. Mots-clés : les Mobilités tensions urbaines, sociales et transport, congestion urbaine, infrastructures de transport, gouvernance publique, Libreville.
| 12 | Auteur.e.s : Mathieu Gnanké NIAMKE. Pages : 139-149 |
Distribution spatiale et conditions d’insalubrité des espaces de commercialisation de la viande de porc dans la Commune de Yopougon (Côte d’Ivoire)
Abstract
La croissance rapide et non régulée des commerces alimentaires de rue à Abidjan constitue un défi majeur pour la salubrité publique. Cette étude se penche spécifiquement sur les espaces de vente de la viande de porc à Yopougon, où les pratiques de commercialisation s’inscrivent dans un environnement précaire et potentiellement pathogène. L’objectif principal est d’analyser la répartition spatiale des points de vente et d’évaluer les conditions d’insalubrité environnementale qui accompagnent cette activité. L’approche repose sur une recherche mixte combinant observations de terrain, cartographie par GPS et enquêtes auprès de 240 consommateurs. Un inventaire des points de vente a été réalisé dans les quartiers, complété par une analyse descriptive des paramètres de salubrité. Les résultats montrent une prolifération anarchique des points de vente, majoritairement implantés sur le domaine public et à proximité de zones critiques. L’analyse spatiale révèle une forte concentration dans les sous-quartiers précaires. Sur le plan environnemental, 78 % des sites visités présentent une insalubrité majeure caractérisée par une absence de systèmes d’évacuation des eaux usées et une gestion défaillante des déchets solides. Cette dégradation du cadre de vie est accentuée par le non-respect des normes d’hygiène par les commerçants, créant ainsi des foyers de pollution biologique et visuelle. Mots-clés : Insalubrité, espace de commercialisation, distribution, Commune de Yopougon, Côte d’Ivoire.
| 13 | Auteur.e.s : Yao Dieudonné KOUASSI, Badjo Ruth Virginia ZONKOUAN, Saï Pou SOUMAHORO, Djava Etienne EGBRO. Pages : 150-162 |
Dynamiques climatiques récentes et réponses adaptatives des systèmes de pêche maritime côtière dans la Commune de Jacqueville en Côte d’Ivoire
Abstract
La pêche maritime côtière constitue une activité socio-économique essentielle pour les populations de la commune de Jacqueville, notamment celles issues des communautés de pêcheurs ashantis et ghanéens. Elle contribue de manière significative à l’approvisionnement en ressources halieutiques, à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance des ménages riverains. Cependant, la baisse progressive de la production halieutique observée ces dernières années représente une menace majeure pour la durabilité de l’exploitation des ressources marines et pour les populations fortement dépendantes de la consommation du poisson. Cette étude vise à analyser les impacts des irrégularités climatiques sur la pêche maritime côtière dans la commune de Jacqueville. Plus spécifiquement, il s’agit de caractériser la dynamique récente des paramètres climatiques locaux, d’évaluer leurs effets sur les activités de pêche côtière et d’identifier les stratégies d’adaptation mises en œuvre par les acteurs du secteur afin d’améliorer la productivité et la résilience de la pêche artisanale. La méthodologie repose sur l’analyse de la variabilité des paramètres climatiques (pluviométrie, océaniques), leur interaction avec les pratiques de pêche, ainsi que sur une approche cartographique visant à spatialiser les principaux sites de pêche dans les différentes localités de la commune. Cette démarche permet de mettre en évidence les relations entre contraintes climatiques, choix techniques et organisation spatiale des activités halieutiques. Les résultats obtenus ont permis l’élaboration d’une cartographie des sites de pêche, révélant une répartition spatiale différenciée des zones exploitées et des techniques de pêche propres à chaque village. Ils montrent que les irrégularités climatiques influencent significativement la pêche artisanale et soulignent la nécessité de renforcer les stratégies d’adaptation afin d’assurer la durabilité des ressources marines et la sécurité alimentaire dans le département de Jacqueville. Mots-clés : Variabilité climatique, pêche artisanale, pêche maritime côtière, stratégies d’adaptation, Jacqueville.
| 14 | Auteur.e.s : Zohonon Sylvie Céline SERI-YAPI . Pages : 163-176 |
Genre et commercialisation de produits vivriers au marché de Kouamékro dans la sous-préfecture d’Ogoudou en Côte d’Ivoire : une analyse socio-économique
Abstract
L’approvisionnement des marchés ivoiriens en produits vivriers mobilise l’implication de plusieurs acteurs parmi lesquels les commerçants des zones de production. L’objectif de cette contribution est d’analyser les inégalités de genre dans les performances économiques et les stratégies d’investissements des commerçants de vivriers du marché de Kouamékro situé dans le département de Divo, au sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Les informations ont été collectées grâce à une recherche documentaire, des entretiens et à l’administration d’un questionnaire adressé à 58 commerçants de vivriers sélectionnés selon la méthode de choix raisonné sur le site de vente. Les données recueillies ont porté sur les caractéristiques sociodémographiques (le l’appartenance ethnique, sexe, la l’âge, situation matrimoniale, le niveau d’instruction, le lieu de provenance) et les paramètres économiques (les capacités d’investissements, réalisations effectuées, les les types de espaces d’investissements) des vendeurs. L’analyse a été réalisée selon une approche comparative basée sur le genre. Elle met en relation la variable « sexe » avec les autres variables étudiées. Les résultats montrent que le commerce de vivriers est largement dominé par les femmes. Elles sont faiblement instruites et obtiennent les revenus les moins importants. Bien que moins nombreux, les hommes ont généralement un meilleur niveau d’instruction et de bons revenus. De plus, ils diversifient leurs investissements ; alors que les femmes préfèrent investir dans l’immobilier et le foncier. Mots-clés : Marché, commerce de vivriers, analyse socio-économique, genre, Kouamékro.
| 15 | Auteur.e.s : Adeline Olga BRISSY. Pages : 177-189 |
Territorialisation du risque addictogène : les gares routières de Bouaké (Centre de la Côte d’Ivoire) comme micro-environnements de production du tabagisme
Abstract
Le tabagisme constitue un enjeu majeur de santé publique. En Côte d’Ivoire, sa consommation est interdite au niveau des espaces publics. Malgré l’interdiction, la cigarette est fumée au niveau des gares routières. Cette étude vise à analyser la territorialisation du risque addictogène dans les gares routières de Bouaké. Pour collecter les données, une enquête transversale descriptive et analytique a été réalisée sur la période qui part d’août à décembre 2025 auprès de 300 usagers et travailleurs des principales gares routières. Les données ont été collectées à partir d’un questionnaire structuré et d’une grille d’observation. Le niveau de dépendance nicotinique a été évalué à l’aide du test de Fagerström. Les analyses statistiques ont combiné le test du Chi² et la régression logistique binaire. La prévalence du tabagisme au niveau des gares routières est de 24%. Parmi les fumeurs identifiés, 71,7% présentent une dépendance modérée ou forte. La cigarette est très disponible et accessible au niveau des gares routières. L’analyse multivariée montre que l’entourage fumeur (OR ajusté = 2,48 ; p = 0,004), le stress fréquent lié à l’activité au niveau des gares (OR = 2,11 ; p = 0,012) et la vente à l’unité (OR = 1,89 ; p = 0,046) sont associés à une dépendance élevée. Ces résultats mettent en évidence une territorialisation du risque tabagique. Les gares routières apparaissent comme des espaces nodaux où se conjuguent centralité urbaine, économie informelle, normes sociales permissives et faible application des politiques antitabac. Elles constituent ainsi des micro-territoires à forte vulnérabilité sanitaire. Mots-clés : Accessibilité du tabac, Dépendance nicotinique, Gares routières, Tabagisme, Bouaké.
| 16 | Auteur.e.s : Habib BAIKORO, Marie-Claude AKADJE-KONAN , Yaya BAMBA, Célestin HAUHOUOT. Pages : 190-204 |
Cartographie des mangroves de l’estuaire de la lagune Aby au sud-est de la Côte d’Ivoire à partir d’images à Très Haute Résolution Spatiale (THRS)
Abstract
Les mangroves du littoral de Côte d’Ivoire, à l’instar des autres littoraux d’Afrique de l’Ouest, sont régulièrement menacées et exploitées. Toutefois, ce constat n’est pas soutenu par des données actualisées à l’échelle nationale. L’étude a pour but de contribuer à la gestion efficace des mangroves par la mise à disposition de données précises, dont la mise à jour est facilitée par une méthodologie reproductible. Elle met en œuvre une méthodologie basée sur la cartographie des mangroves à partir de l’utilisation d’images à très haute résolution spatiale (THRS) et des données de terrain. L’exploitation de ces deux sources de données (images aériennes et des données de terrain) permet d’évaluer la superficie totale des mangroves de l’estuaire de la lagune Aby à 670,62 ha à la date du 22 avril 2025. Deux espèces de palétuviers ont été identifiées : le palétuvier rouge (rhizophora Racemosa) et le palétuvier noir (Avicennia germinans). La répartition par espèces donne : 667,45 ha de Palétuvier rouge et 3,17 de Palétuvier noir. Toutes les classes d’âge des mangroves sont présentes (juvénile, jeune, adulte et vétéran). Toutefois, la classe des vétérans est la mieux représentée (59,3%). L’essentiel de la mangrove présente un bon état de santé. La méthodologie mise en œuvre ouvre de bonnes perspectives pour e suivi et l’actualisation des données sur les mangroves à différentes échelles. Mots-clés : Drone, mangroves, cartographie, Lagune Aby, Côte d’Ivoire.
| 17 | Auteur.e.s : Tchognenga Charles SORO, Souleymane SORO, Kopeh Jean-Louis ASSI. Pages : 205-216 |
L’exploitation agricole des bas-fonds, un enjeu de sécurisation alimentaire dans la sous-préfecture de Tioroniaradougou (Nord de la Côte d’Ivoire)
Abstract
La sécurité alimentaire est un défi en Côte d’Ivoire et surtout dans la sous-préfecture de Tioroniaradougou. À cet effet, cette étude analyse d’une part, l’état et les facteurs de l’insécurité alimentaire dans la sous-préfecture de Tioroniaradougou et d’autre part la contribution de l’exploitation agricole des bas-fonds à la sécurisation alimentaire. L’approche méthodologique s’est appuyée sur des données secondaires et des enquêtes de terrain. Un effectif de 297 exploitants de bas-fonds issus d’un recensement a été interrogé dans 9 villages sur 27 de la sous-préfecture de Tioroniaradougou obtenus par la méthode spatiale systématique à un taux de sondage de 1/3. Les résultats de cette étude montrent que 12% des ménages de la sous préfecture de Tioroniaradougou sont en insécurité alimentaire. Les principaux facteurs qui expliquent ce problème sont la pression foncière liée à la densité humaine qui est de 111 habitants/km² et à l’occupation de 64% des hautes terres cultivables par les cultures industrielles dont 44% pour l’arboriculture. À cela, s’ajoutent les aléas climatiques avec une forte baisse de la pluviométrie depuis 1970. L’une des stratégies adoptées par les paysans est l’exploitation agricole des bas-fonds, exclusivement destinée à la production vivrière. Les revenus issus de la vente d’une partie des productions agricoles sont majoritairement destinés à l’achat d’autres types d’aliments pour la famille. Mots-clés : Bas-fonds, sécurisation alimentaire, enjeu, pression foncière, Tioroniaradougou.
| 18 | Auteur.e.s : Hadiza KIARI FOUGOU . Pages : 217-233 |
Accès et enjeux géo-sécuritaires de l’eau dans la région du Lac Tchad au Niger
Abstract
L’eau est une ressource vitale, essentielle à la sécurité humaine et au développement durable. Son accessibilité suscite des tensions entre les riverains du lac Tchad en raison de l’insécurité. Ainsi, la présente étude vise à analyser les impacts sécuritaires de l’accessibilité de l’eau et les enjeux géo conflictuels de l’eau dans la région du lac Tchad. L’approche méthodologique adoptée pour mener à bien l’étude a consisté à croiser les données qualitatives via des entretiens d’experts et les données quantitatives obtenues par le biais de questionnaire structuré. Au total, 193 individus ont été interrogés faisant recours à l’échantillonnage mixte : stratifié et purposif. Les données quantitatives sont traitées à l’aide du logiciel EVIEW14SV et Microsoft-EXCEL tandis que celles qualitatives sont soumises au modèle d’analyse d’Habermas. Ainsi, l’étude a indiqué que la réduction de l’investissement hydraulique (67%), le sabotage des infrastructures hydrauliques (66%) et la destruction des infrastructures hydrauliques (42%), sont les principaux facteurs ayant limité l’accès à l’eau des riverains des communes étudiées. En plus, les résultats attestent que la disponibilité des lieux de fuite constitue le véritable facteur d’attaque terroriste pendant la décrue selon 43% à Chétimari contre 32% à Diffa. Par contre, 17% affirment que la facilité de s’échapper à la poursuite militaire est un facteur déterminant l’attaque terroriste à Chétimari contre 29% à Diffa. Pendant la crue, l’étude a révélé que c’est l’absence des lieux de fuite qui détermine la fréquence d’attaque à Chétimari selon 44% des enquêtés contre 32% à Diffa. S’en est suivie la difficulté de s’échapper à la poursuite militaire selon 20% à Chétimari contre 24% à Diffa. Enfin, 43% des enquêtés ont avancé le risque de noyade comme facteur limitant la fréquence d’attaque à Chétimari contre 36% à Diffa. Mots-clés : Accès, enjeu sécuritaire, Lac Tchad, Boko Haram, Niger.
| 19 | Auteur.e.s : Wachi Kormé ABDELKERIM, Elysée Zebeubé BOGAÏBE, Frédéric REOUNODJI . Pages : 234-247 |
Analyse des aménagements contre les inondations à l’interfluve Chari-Logone dans le 9ème Arrondissement de la ville de N’Djaména au Tchad
Abstract
L’interfluve Chari-Logone constitue l’un des espaces les plus vulnérables aux inondations dans la ville de N’Djamena. Cette vulnérabilité s’explique par la faiblesse de l’altitude, la proximité des cours d’eau, l’urbanisation rapide et anarchique ainsi que l’insuffisance des équipements d’assainissement. L’objectif de cette étude est d’analyser les méthodes de résilience adoptées par la population pour faire face aux inondations. Ensuite, analyser aussi la pente et la disposition de cette commune par rapport aux phénomènes récurrents qui exposent la population à l’abri de toutes les intempéries. La méthodologie appliquée pour cette étude se base sur les données collectées par l’enquête. Le logiciel ArcGis 10.8, Microsoft Office Excel ont aidé dans le traitement des données collectées. Il ressort des résultats que de nombreux acteurs interviennent dans l’aménagement de cet espace afin de réduire les risques et protéger les populations. Les pouvoirs publics réalisent des infrastructures et des superstructures destinées à améliorer la circulation des eaux, à renforcer la protection des quartiers et à favoriser la résilience urbaine. En parallèle, les occupants et les organisations privées développent également des initiatives locales visant à limiter les effets des inondations à travers les travaux de voirie, les caniveaux et les constructions adaptées. Cependant, les principaux aménagements réalisés dans l’interfluve Chari Logone par les acteurs publics et privés n’empêchent toujours pas, l’émergence de séries d’inondation dans la ville de N’Djamena. Mots-clés : Aménagements, inondation, interfluve Chari-Logone, N’Djamena, Tchad.
| 20 | Auteur.e.s : Nogodji Jean YEO, Akissi Madeleine KOUADIO , Manlé SOUMAHORO. Pages : 248-259 |
Résilience paysanne en contexte de crise de la main-d’œuvre cacaoyère dans le département de Buyo (Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire)
Abstract
La crise de la main-d’œuvre dans la cacaoculture dans le département de Buyo est une évidence. L’article a pour objectif de montrer les formes de résilience des cacaoculteurs face à cette crise. La méthodologie adoptée s’est appuyée sur la recherche documentaire et les enquêtes de terrain. Ces dernières ont été marquées par des observations de terrain et des entretiens avec les autorités administratives, les structures d’encadrement technique et les organisations paysannes. Les enquêtes de terrain ont également permis d’interroger 227 cacaoculteurs et 62 ouvriers, soit un total de 289 acteurs. Les résultats indiquent que les marqueurs de la crise de la main-d’œuvre cacaoyère dans le département de Buyo sont sa réduction dans les plantations et sa migration vers de nouvelles zones d’accueil. Cette situation a pour conséquences, l’insuffisance d’entretien des plantations, le décalage du calendrier d’entretien, la vulnérabilité des vergers, le mauvais état des plantations, l’abandon d’une portion de la plantation et la baisse de la production. En réponse à cette crise de la main-d’œuvre dans la cacaoculture, les producteurs s’orientent vers de nouvelles pratiques d’amélioration de la productivité des vergers qui se caractérisent par la replantation, la réhabilitation et l’usage des produits phytosanitaires. Ces méthodes, bien qu’attractives pour les ouvriers, réduisent dans le long terme, la forte dépendance de cette main-d’œuvre. Mots-clés : Cacaoculture, crise de main-d’œuvre, résilience paysanne, département de Buyo, Côte d’Ivoire.
| 21 | Auteur.e.s : Mawufemo Komitse ZOYIKPO, Lolo Kodzo AHONSU, Koudzo SOKEMAWU . Pages : 260-274 |
Pratiques de pépinière dans le canton de Lavié (Préfecture de Kloto au Togo) : entre protection de l’environnement et construction de l’économie familiale
Abstract
La pratique de pépinières évolue dans un contexte de dégradation continuelle de l’environnement au sens global du terme et de réponse aux multiples demandes des paysans en matière de production agricole dans la préfecture de Kloto, notamment à Lavié. Elle fait l’objet d’un entrepreneuriat environnemental aux retombées économiques, sociales et environnementales. La question de recherche qui découle de ce constat est la suivante : comment les activités de pépinières à Lavié, dans la préfecture de Kloto, participent-elles simultanément à la protection de l’environnement et à la construction de l’économie familiale ? L’objectif est donc d’analyser les contributions simultanées de la pratique de pépinières à la protection de l’environnement et à la construction de l’économie familiale des pépiniéristes à Lavié. La méthode adoptée pour mener cette recherche s’est basée sur les observations faites sur le terrain ainsi qu’une enquête de terrain menée auprès des acteurs impliqués. Les données collectées, analysées et interprétées sont plus qualitatives et ont permis d’obtenir deux principaux résultats que sont les contributions des pratiques de pépinière à la protection de l’environnement local et à la construction de l’économie familiale au sein de la communauté de Lavié. Mots-clés : Pépinière, protection de ’environnement, économie familiale, résilience, Lavié.
| 22 | Auteur.e.s : Pauline N’zué YAO épse SOMA. Pages : 275-287 |
Production de manioc et ses effets socio-économiques dans la sous-préfecture de Raviat au Centre Est de la Côte d’Ivoire
Abstract
Le manioc autrefois denrée de soudure dans le Centre de la Côte d’Ivoire devient de plus en plus une culture principale. Ainsi, cette étude vise à mettre en évidence les effets socio économiques de la production du manioc à Raviart. Les données ont été obtenues à travers la recherche documentaire et l’enquête de terrain. L’enquête de terrain a été menée dans 8 localités auprès d’un échantillon de 182 acteurs de la chaîne des valeurs du manioc, durant la période allant du 15 décembre au 15 février 2025. Il ressort de cette étude que la production de manioc est de type traditionnel et familial. Elle est dominée par les femmes. La production de manioc se fait sur de petites superficies en association avec la culture de l’igname. La vente du manioc et de ses dérivés a permis à 87% des acteurs impliqués dans la filière du manioc d’être financièrement indépendants selon les résultats d’enquête. Cependant, les revenus annuels issus de la vente de manioc par les producteurs restent marginaux. Les revenus issus de la production de manioc sont utilisés pour faire face aux besoins familiaux et la scolarisation des enfants. Selon les résultats de l’investigation, 89% des revenus des producteurs sont affectés prioritairement à la scolarisation des enfants. En dépit des pratiques encore artisanales et de la marginalité des revenus des producteurs, la production de manioc à Raviart peut être porteuse de développement socio-économique. Mots-clés : Manioc, production, transformation, commercialisation, sous-préfecture, Raviart.
| 23 | Auteur.e.s : Moïse BIO MAYE, Djafarou ABDOULAYE, Orou Yorou Guy Aymard BASSE. Pages : 288-300 |
Influence des systèmes de culture et de la gestion des sols sur le rendement du sorgho dans les exploitations familiales du Nord-Est du Bénin
Abstract
En Afrique sub-saharienne, la productivité du Sorgho est limitée par la dégradation des sols, la variabilité climatique et certaines pratiques culturales inadaptées. La présente recherche vise à examiner les pratiques agricoles et leur impact sur le rendement du sorgho dans les communes de Kalalé et de Ségbana, au Nord-Est du Bénin. Les données ont été collectées auprès de 297 ménages répartis dans 33 villages à l’aide de la Méthode Accélérée de Recherche Participative (MARP) et d’observations de terrain. Une régression linéaire multiple réalisée avec le logiciel R a permis d’évaluer l’influence des systèmes de culture, de la pression foncière et des pratiques agricoles sur le rendement. À la suite de cette méthodologie, les résultats montrent que le système de culture dominant est permanent (coefficients de Ruthenberg : 86,32 à Kalalé et 87,04 à Ségbana). L’indice agro-démographique révèle une forte pression foncière à Kalalé (0,49 ha/habitant) et une pression moyenne à Ségbana (1,07 ha/habitant). Les facteurs significativement associés au rendement sont le nombre de sarclages, la fertilisation, la monoculture et la période de semis (juin–juillet). En revanche, le type de labour, les variétés cultivées et la superficie exploitée ne présentent pas d’effet statistiquement significatif. Il ressort donc de ces résultats que l’amélioration de la productivité du sorgho repose principalement sur l’optimisation des pratiques culturales et une gestion durable de la fertilité des sols, plutôt que sur l’extension des superficies cultivées. Mots-clés : Sorgho, pratiques culturales, rendement agricole, systèmes de culture, Bénin.