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Author(s):
Hervé KOMBIENI.
N°Page : 1-17
|
Problématique d’aménagement des espaces verts dans l’arrondissement de Godomey (Commune d’Abomey-Calavi au Bénin)
Abstract
Résumé : Les espaces verts jouent un rôle
écologique, urbanistique, social et économique
majeur. Dans l’arrondissement de Godomey, ces
espaces restent cependant peu valorisés, en raison
de l’importance relativement faible qui leur est
accordée. La présente recherche se propose de
contribuer à la problématique de l’aménagement
et de la gestion des espaces verts dans cet
arrondissement. La méthodologie adoptée
s’articule autour de la collecte, du traitement et
de l’analyse des données à l’aide du modèle
SWOT. Les investigations ont été réalisées auprès
de 150 personnes à l’aide d’outils appropriés. Les
résultats révèlent que les arbres d’alignement de
voirie publique (AAVP), les espaces publics boisés
(EPB), les espaces verts privés (EVP), les
pelouses et les cimetières boisés constituent
l’ensemble des espaces verts présents dans
l’arrondissement. Les AAVP (64%) et les EPB
(80%) sont principalement localisés dans les
quartiers de Salamey, Dékougbé, Godomey
N’Gbèho et Hounlacomey, tandis que les
quartiers de Cocotomey et Godomey-Togoudo
disposent davantage d’EVP. Au total, 70% des
espaces verts sont des AAVP, 18% des EPB et
12% des EVP. En termes de fonctions, l’esthétique
représente 30% de l’utilité perçue, la détente
25%, la protection contre le bruit 18%,
l’absorption des eaux de pluie 14%, le
renforcement de la lisibilité 8 % et les fonctions
récréatives 4%. Cependant, la gestion des espaces
verts aménagés est freinée par plusieurs
contraintes : la pression humaine, le manque de
ressources matérielles, humaines et financières de
la mairie, ainsi que l’absence de synergie entre
les structures institutionnelles. De plus, 35% des
personnes interrogées ne sont pas satisfaites de la
gestion des espaces verts, et 25 % sont peu
satisfaites. Face à cette situation, des mesures
correctives ont été proposées afin d’améliorer
l’aménagement et la gestion des espaces verts
dans l’Arrondissement de Godomey. Au nombre
de ces mesures, la principale souligne la nécessité
de renforcer la planification, la gouvernance et
les ressources allouées à la gestion des espaces
verts afin d’assurer leur valorisation durable dans
l’arrondissement de Godomey.
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Author(s):
Hervé KOMBIENI.
N°Page : 1-17
|
Problématique d’aménagement des espaces verts dans l’arrondissement de Godomey (Commune d’Abomey-Calavi au Bénin)
Abstract
Résumé : Les espaces verts jouent un rôle
écologique, urbanistique, social et économique
majeur. Dans l’arrondissement de Godomey, ces
espaces restent cependant peu valorisés, en raison
de l’importance relativement faible qui leur est
accordée. La présente recherche se propose de
contribuer à la problématique de l’aménagement
et de la gestion des espaces verts dans cet
arrondissement. La méthodologie adoptée
s’articule autour de la collecte, du traitement et
de l’analyse des données à l’aide du modèle
SWOT. Les investigations ont été réalisées auprès
de 150 personnes à l’aide d’outils appropriés. Les
résultats révèlent que les arbres d’alignement de
voirie publique (AAVP), les espaces publics boisés
(EPB), les espaces verts privés (EVP), les
pelouses et les cimetières boisés constituent
l’ensemble des espaces verts présents dans
l’arrondissement. Les AAVP (64%) et les EPB
(80%) sont principalement localisés dans les
quartiers de Salamey, Dékougbé, Godomey
N’Gbèho et Hounlacomey, tandis que les
quartiers de Cocotomey et Godomey-Togoudo
disposent davantage d’EVP. Au total, 70% des
espaces verts sont des AAVP, 18% des EPB et
12% des EVP. En termes de fonctions, l’esthétique
représente 30% de l’utilité perçue, la détente
25%, la protection contre le bruit 18%,
l’absorption des eaux de pluie 14%, le
renforcement de la lisibilité 8 % et les fonctions
récréatives 4%. Cependant, la gestion des espaces
verts aménagés est freinée par plusieurs
contraintes : la pression humaine, le manque de
ressources matérielles, humaines et financières de
la mairie, ainsi que l’absence de synergie entre
les structures institutionnelles. De plus, 35% des
personnes interrogées ne sont pas satisfaites de la
gestion des espaces verts, et 25 % sont peu
satisfaites. Face à cette situation, des mesures
correctives ont été proposées afin d’améliorer
l’aménagement et la gestion des espaces verts
dans l’Arrondissement de Godomey. Au nombre
de ces mesures, la principale souligne la nécessité
de renforcer la planification, la gouvernance et
les ressources allouées à la gestion des espaces
verts afin d’assurer leur valorisation durable dans
l’arrondissement de Godomey.
Mots-clés : Aménagement, espaces verts,
investigations, Arrondissement de Godomey,
Bénin.
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Author(s):
Pierre Anvo AYEMOU.
N°Page : 18-33
|
Dépôts non réglementés d’ordures ménagères et implications environnementales et sanitaires dans la ville de Yamoussoukro (Centre de la Côte d’Ivoire)
Abstract
Résumé : Les dépôts non réglementés d’ordures
ménagères à Yamoussoukro ne révèlent pas une
simple défaillance technique du système de
collecte, mais traduisent un désajustement
structurel entre les ressources opérationnelles de
gestion des déchets ménagers et les réalités sociospatiales
urbaines. Cette étude analyse les
dynamiques de formation de ces dépôts ainsi que
leurs implications sanitaires et environnementales.
Elle repose sur une recherche documentaire, des
observations directes, une enquête menée auprès
de 317 ménages, combinant questionnaires et
entretiens avec les acteurs du secteur. Les
résultats révèlent que l’augmentation des déchets
ménagers est étroitement liée à la croissance de la
population de la ville de Yamoussoukro. Ce lien
très significatif est attesté par le coefficient de
corrélation r = 0,995. Aussi, la composition
hétéroclite des déchets ménagers est dominée à
plus de 60% par des matières organiques. Cette
étude a montré également que la gestion des
déchets sans cesse croissante connait des
difficultés liées à une gouvernance fragmentée, un
déficit d’infrastructures et une irrégularité des
services de collecte. Par conséquent, l’espace
urbain est parsemé de dépôts non réglementés
d’ordures, particulièrement dans les quartiers
Sopim et Morofié où 25% de ces dépôts ont été
identifiés. Par ailleurs, l’obstruction des
caniveaux à ciel ouvert par les déchets ménagers
favorise la formation des gîtes larvaires. Cette
vulnérabilité environnementale contribue à
l’accentuation des pathologies avec la prévalence
de paludisme (39%), suivie des infections
respiratoires aiguës (23%), de l’anémie (16%) et
des maladies diarrhéiques (5%) à l’échelle des
quartiers. Pour ce faire, le renforcement des
ressources opérationnelles, la sensibilisation à
l’éducation environnementale et la promotion de
l’économie circulaire contribueraient à la
réduction durable des vulnérabilités
environnementales et sanitaires.
Mots-clés : Dépôts non réglementés, déchets
ménagers, risques environnementaux, risques
sanitaires, Yamoussoukro.
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Author(s):
MEDIEBOU CHINDJI, Farelle Yolie KOAGNE WEMBE.
N°Page : 34-45
|
Conséquences environnementales de la dynamique socio-spatiale dans la commune d’arrondissement de Bafoussam Ier au Cameroun
Abstract
Résumé : La croissance non régulée de
l'expansion spatiale, sans contrôle des institutions
de planification et d'aménagement du territoire,
entraîne de nombreuses conséquences difficiles à
maîtriser. C'est dans ce contexte que cet article
vise à évaluer les interactions entre la dynamique
socio-spatiale et ses impacts environnementaux.
La méthodologie adoptée pour cette étude repose
sur un traitement cartographique, facilitant
l'analyse de l'évolution de l'occupation du sol à
partir des données satellitaires Landsat et des
perceptions de la population recueillies via un
questionnaire. Les résultats de ces recherches
révèlent que la commune d’arrondissement de
Bafoussam Ier est affectée par un environnement
physique marqué par les effets de la dynamique
socio-spatiale. Les changements physiques tels
que la modification de la végétation, la
transformation des sols et l'impact sur le climat,
combinés à la croissance démographique, à
l'urbanisation et à l'essor des activités
économiques, sont les principaux résultats de
cette dynamique. En conséquence, ces éléments
contribuent à la dégradation des divers
écosystèmes environnementaux.
Mots-clés : Dynamique socio-spatiale, occupation
de l’espace, environnement, foncier, Bafoussam Ier
| 5 |
Author(s):
Yaya SYLLA .
N°Page : 46-56
|
Environnement et risques sanitaires liés aux activités de pressage et de transformation du manioc dans le quartier Anoumabo, Commune de Marcory (Côte d’Ivoire)
Abstract
« Dans les lieux de pressage, de
transformation du manioc, les conditions de
travail (eaux usées partout, canalisations et
égouts bouchés, mauvaise gestion des déchets
issus de l’activité, séchage des grains au sol ou
sur des bâches en plastique en mauvais état...)
constituent de sérieux risques de contamination
marchande, chimique et physique du produit fini
et de l’environnement, selon K. E. Regina (2015,
p. 288) ». À Marcory et plus précisément au
quartier Anoumabo, l’activité de pressage et de
transformation du manioc s'exerce dans un
contexte d'insalubrité et de gestion des déchets
inappropriée des effluents souvent rejetés dans les
regards. Cette situation environnementale critique
se caractérise par la stagnation des eaux et la
pollution. Cette étude a pour objectif d’évaluer les
risques sanitaires découlant de la transformation
du manioc dans la commune de Marcory à
Abidjan.
La méthodologie adoptée est
principalement
basée
sur
la
recherche
documentaire, les observations des faits sur le
terrain et les enquêtes de terrain. Les enquêtes
proprement dites ont touché 64 acteurs impliqués
dans cette activité. Les résultats ont montré que
ces acteurs impliqués dans le processus de
transformation du manioc souffrent de douleurs
musculosquelettiques (56%), du paludisme (17%),
d'infections cutanées (4%), d’asthénie (13%), de
troubles dermatologiques (8%), et de maladies
respiratoires (8%). Il découle de cette étude que
l’état de l’environnement sur les sites de pressage
et de transformation du manioc à Anoumabo
constitue le principal facteur de vulnérabilité
sanitaire
des
acteurs.
Les
conditions
d’assainissement insuffisantes et le non-respect
des règles d’hygiène exposent les travailleurs à
ces risques sanitaires accrus ; ce qui souligne la
nécessité d’interventions urgentes axées sur l’amélioration de l’environnement de travail et la
formation aux bonnes pratiques d’hygiène et de
sécurité.
Mots-clés : Pressage et transformation du
manioc, risques sanitaires, Anoumabo, Marcory,
Côte d’Ivoire.
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Author(s):
Yao Maxime GOUNSE, Pamphile HOUNDJI, Dèdègbê Louis AHOMADIKPOHOU.
N°Page : 57-68
|
Déterminants des pratiques agroécologiques dans la Réserve Biosphère Transfrontalière du Mono au Bénin
Abstract
es pratiques agroécologiques dans la
réserve de biosphère transfrontalière du Mono au
Bénin sont déterminées par un ensemble de
facteurs physiques et humains. Cette recherche
vise à analyser les déterminants des pratiques
agroécologiques dans la réserve de biosphère
transfrontalière du Mono au Bénin. Pour mener à
bien cette recherche, l’approche méthodologique
utilisée repose sur la collecte des données, leur
traitement et l’analyse des résultats. La recherche
documentaire et les enquêtes de terrain
constituent les principales méthodes de collecte
des données. Le questionnaire, les guides
d’entretien, la grille d’observation, un appareil
photo numérique et le GPS (Global Positioning
System) sont les outils et matériels utilisés pour la
collecte des données auprès de 281 personnes.
L’analyse des résultats montre que la diversité des
sols
favorise
l’adoption
des
pratiques
agroécologiques. En effet, les caractéristiques
pédologiques sont jugées favorables à l’adoption
de ces pratiques par 95% des producteurs
agricoles enquêtés. De même, selon 95% des
producteurs interrogés, l’hydrographie de la
réserve constitue un atout important pour les
pratiques agroécologiques, car la présence des
cours d’eau offre un potentiel favorable au
développement des activités agricoles. Par
ailleurs,
l’évolution
des
populations
des communes de Lokossa, Athiémé, Comé, Grand-Popo et Djakotomey entre 1979 et 2013, ainsi que
les projections démographiques à l’horizon 2030,
mettent en évidence une dynamique de forte
croissance démographique. Dans le détail,
Lokossa et Djakotomey apparaissent comme les
pôles démographiques les plus dynamiques.
Lokossa passe de 12 626 habitants en 1979 à
104 961 habitants en 2013, avec une projection de
174 218 habitants en 2030. Quant à Djakotomey,
la commune connaît une évolution encore plus
marquée, devenant la plus peuplée en 2013 avec
134 028 habitants, avant d’atteindre une
projection de 222 527 habitants en 2030. Selon
98% des producteurs agricoles enquêtés, cette
forte augmentation de la population jeune
représente
une opportunité grâce à la
disponibilité
d’une
main-d’œuvre agricole
favorable au développement des pratiques
agroécologiques dans la réserve.
Mots-clés : Réserve biosphère transfrontalière du
Mono, agriculture, agroécologie, déterminant,
producteur.
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Author(s):
Konan Norbert KOFFI .
N°Page : 69-83
|
Effets induits de la dégradation de la biodiversité et stratégies de résilience dans la ville de Bouaké (Centre – Côte d’Ivoire)
Abstract
La ville de Bouaké est sous l’emprise de
l’urbanisation galopante. Ce croît urbain entraine
une dégradation des écosystèmes naturels et de la
biodiversité. C’est dans ce cadre que s’inscrit
cette étude qui vise à comprendre l’influence de la
dégradation de la biodiversité urbaine sur la
sécurité
environnementale.
L’approche
méthodologique repose sur la recherche
documentaire. En outre, elle fait recours à une
enquête de terrain axée sur une observation
participante, la réalisation d’entretiens et
l’administration de questionnaires à 426 chefs de
ménage répartis dans 9 quartiers issus d’un choix
raisonné. Cette étude a révélé une multiplicité
d’effets induits de la biodiversité urbaine (la
pollution des eaux, des sols et de l’air). La
pollution des cours d’eau (les rivières Aboliba et
de Konankankro) provient d’une contamination
par les déchets ménagers et industriels. Quant à
la pollution des sols, elle survient à la suite de
l’altération
des habitats naturels. Celle-ci
s’illustre par une contamination des zones de
production, d’alimentation et d’abri de la faune.
Celle-ci favorise la perte de la fertilité des sols, à
travers la réduction de leur capacité à soutenir la
croissance végétale. Concernant la pollution
atmosphérique, l’ampleur de son impact est
attestée par 97% des chefs de ménage enquêtés
contre 3% d’ignorance. Elle revêt des impacts
sanitaires (80% d’irritations, 17% d’infections
respiratoires aigües et 3% de bronchites
chroniques) et environnementaux (acidification
des sols et modification des équilibres
climatiques). De plus, celle-ci est due à divers
facteurs (la prolifération des émissions des
véhicules
et
des unités industrielles et
l’incinération incontrôlée des déchets toxiques).
Ainsi, la persistance de cette dégradation a suscité l’adoption de stratégies de résilience par
les autorités locales (la classification des espaces
boisés et l’aménagement des espaces verts) et les
populations riveraines (la sacralisation des forêts
et le jardinage domestique).
Mots-clés : Étalement urbain, Dégradation de la
biodiversité,
Effets
résilience, Bouaké.
| 8 |
Author(s):
Natanika LARE, Konnegbéne LARE, Koudzo SOKEMAWU.
N°Page : 84-96
|
Impacts socio-économiques et contraintes liés au développement des activités agropastorales autour du barrage de Dalwak dans la préfecture de Tône au Nord-Togo
Abstract
Le barrage de Dalwak a été construit
principalement pour alimenter la ville de
Dapaong et ses environs en eau potable. Mais
l’abondance de l’eau du barrage a également
favorisé les cultures maraîchères de contre
saison, le pâturage et l’abreuvement des
animaux ; ce qui contribue significativement à
l’amélioration des conditions de vie des
exploitants des ressources de ce barrage dans la
préfecture de Tône. L’objectif de cette recherche
est d’analyser les impacts socio-économiques et
les contraintes des activités menées autour du
barrage de Dalwak dans la préfecture de Tône. La
démarche méthodologique a consisté à faire
recours aux ressources documentaires, aux
observations et aux enquêtes socioéconomiques
menées auprès de 120 exploitants agricole, 5
éleveurs et 5 pêcheurs interrogés autour du
barrage. Il ressort de cette étude que la mise en
place du barrage de Dalwak a contribué à
diversifier la production agricole, à augmenter les
rendements, à accroître le cheptel des éleveurs et à améliorer les revenus des exploitants. Les
résultats montrent que 95% des enquêtés affirment
pratiquer des activités agricoles autour du
barrage en raison de la disponibilité permanente
de l’eau, 73 % mentionnent la possibilité de
pratique d’irrigation, et enfin, 89% évoquent les
raisons de gain d’importants revenus grâce aux
activités agricoles de contre-saison. Les résultats
révèlent aussi que selon les activités menées, les
revenus varient entre 50 000 F CFA à plus de
1 000 000 F CFA. Quant à l’utilisation des
revenus, 91,67% les utilisent pour les soins de
santé de leurs ménages, 89,1 % pour la
scolarisation des enfants, 58,33% des maraîchers
de contre-saison pour l’achat des céréales,
24,17% pour la construction des maisons. Malgré
ce gain d’importants revenus engrangés par les
exploitants,
on note, cependant, quelques
difficultés auxquelles des solutions idoines vont
améliorer d’avantage les revenus de ces
exploitants.
Mots-clés :
Impacts
socio-économiques,
contraintes, activités agropastorales, barrage de
Dalwak, préfecture de Tône.
| 9 |
Author(s):
Guikahué Daniel BISSOU, Lazéni BAMBA.
N°Page : 97-108
|
Les défis communautaires de la mise en tourisme de la transformation de la noix de karité pour un développement durable dans le village de Gbalo (Sous-préfecture de Kasséré, Côte d’Ivoire)
Abstract
La transformation de la noix de karité
constitue, dans le village de Gbalo situé dans la
sous-préfecture de Kasséré au nord de la Côte
d’Ivoire, une activité économique, sociale et
culturelle majeure principalement exercée par les
femmes rurales. Fortement ancrée dans les
pratiques traditionnelles locales, cette activité
demeure toutefois faiblement intégrée aux
dynamiques de valorisation touristique. Cette
étude vise à analyser les modes d’organisation
communautaire, les enjeux socio-économiques et
les contraintes institutionnelles affectant la mise
en tourisme de la filière karité dans une
perspective de développement durable. La
méthodologie repose sur une approche qualitative
appuyée
par
des
données
quantitatives
descriptives. Les informations ont été recueillies à
travers des enquêtes de terrain, des entretiens
semi-directifs et des observations directes menées
auprès des femmes transformatrices, des autorités
traditionnelles et des acteurs institutionnels
locaux. Les résultats montrent que la filière karité
à
Gbalo fonctionne à partir d’organisations
féminines peu structurées et insuffisamment
professionnalisées. Bien que cette activité procure
des revenus complémentaires aux ménages, ceux
ci demeurent irréguliers. La mise en tourisme
apparaît comme une opportunité de valorisation
des savoir-faire artisanaux et de création de
valeur ajoutée locale. Toutefois, elle reste
confrontée au manque d’infrastructures adaptées,
au déficit de compétences en accueil touristique et
à la faible coordination des acteurs territoriaux. Keywords : Community tourism, shea nut,
sustainable development, rural economy, Gbalo.
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Author(s):
Mahamat Nour MALIK, Sabine DJIMOUKO, Tob-Ro N’DILBÉ.
N°Page : 109-126
|
Contribution des acteurs privés de la santé dans le renforcement du système sanitaire de la ville d’Abéché, Nord-Est du Tchad
Abstract
Chef-lieu de la province du Ouaddaï,
Abéché abrite 215 583 personnes, ayant besoin
d’une disponibilité de couverture sanitaire. Selon
les normes de l’OMS, pour cette population, il
faudrait 22 médecins, 44 infirmiers diplômés
d’Etat et 20 sage-femmes, alors que la ville ne
dispose que des 16 médecins, 19 infirmiers
diplômés d’Etat et 18 sage-femmes. Dans ce
contexte de faible couverture de santé par l’offre
publique, l’apport des acteurs privés dans la prise
en charge des soins de santé à Abéché demeure
capital. L’objectif de cette étude est d’analyser la
contribution des acteurs privés dans l’accès aux
soins de santé à Abéché. La démarche
méthodologique adoptée combine observations de
terrain, entretiens avec des personnes ressources,
sondage auprès d’un échantillon aléatoire de 382
ménages et une analyse cartographique. Les
résultats montrent que l’offre des services
publiques de santé à Abéché se résume au Centre
Hospitalier Universitaire d’Abéché (CHUA) et 13
centres de santé repartis sur un espace de 7
464,18 hectares, avec une concentration dans le
noyau urbain de la cité, rendant déplorables les
conditions d’accès des habitants de quartiers
périphériques.
Ce dysfonctionnement, est
compensé par le secteur privé, fort des 08
cliniques, 17 cabinets de soins, 36 pharmacies et
11 tradipraticiens inégalement répartis à l’échelle
des arrondissements. L’actuelle politique d’équité et d’amélioration de la santé passe par une
meilleure distribution de l’offre de soins, le
renforcement des structures en ressources
humaines et la mise en place d’une stratégie de
réduction des inégalités d’accès aux soins de
santé.
Mots-clés : Système de santé, accès aux soins,
couverture sanitaire, acteurs privés, Abéché.
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Author(s):
Guy Obain BIGOUMOU MOUNDOUNGA, Epiphane MOUVONDO.
N°Page : 127-138
|
PK0 – PK12 : Paradoxe d’un axe majeur de transport à Libreville (Gabon)
Abstract
L’axe PK0 - PK12, itinéraire
stratégique de la route nationale 1 (RN1) à
Libreville (Gabon), constitue l’une des principales
artères assurant à la fois les mobilités
quotidiennes des populations, la desserte des
marchandises et la connexion entre la capitale et
l’hinterland.
Cette
voie
a fait l’objet
d’aménagements visant à améliorer la fluidité du
trafic et la connectivité territoriale. Cependant, en
dépit de son rôle structurant, il présente un
paradoxe fonctionnel marqué par une congestion
chronique, des dysfonctionnements circulatoires
et une occupation anarchique du domaine
publique routier. L’objectif de cette contribution
est d’analyser l’ambivalence entre les atouts
stratégiques
d’un
axe
routier
et
les
dysfonctionnements qui en résultent lors de son
usage. L’hypothèse principale stipule que les
dysfonctionnements relevés sur l’axe routier PK0
PK12 résultent de l’inadéquation entre la
croissance urbaine non maîtrisée, l’absence de
planification
intégrée
et
les
capacités
infrastructurelles inadaptées aux besoins des
usagers. La méthodologie qui sous-tend cette
recherche combine observations in situ et analyse
documentaire en lien avec les problématiques de
mobilités quotidiennes et d’acheminement de
marchandises en ville. En sus de cette étape
préliminaire, nous avons mené deux enquêtes de
terrain mixte. La première a consisté à réaliser
des entretiens semi-directifs auprès de 27 acteurs
institutionnels (Ministère des Travaux Publics ;
Mairie de Libreville, SOGATRA et Trans Urb).
Quant à la deuxième phase, elle a concerné les
enquêtes par questionnaire administrées auprès de 442 personnes de profils différents
(populations et acteurs en charge du transport).
Les résultats montrent que cet axe est pris en étau
par la congestion chronique, les difficultés de
circulation
et
économiques.
Mots-clés :
les
Mobilités
tensions
urbaines,
sociales
et
transport,
congestion urbaine, infrastructures de transport,
gouvernance publique, Libreville.
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Author(s):
Mathieu Gnanké NIAMKE.
N°Page : 139-149
|
Distribution spatiale et conditions d’insalubrité des espaces de commercialisation de la viande de porc dans la Commune de Yopougon (Côte d’Ivoire)
Abstract
La croissance rapide et non régulée des
commerces alimentaires de rue à Abidjan
constitue un défi majeur pour la salubrité
publique. Cette étude se penche spécifiquement
sur les espaces de vente de la viande de porc à
Yopougon, où les pratiques de commercialisation
s'inscrivent dans un environnement précaire et
potentiellement pathogène. L’objectif principal est
d’analyser la répartition spatiale des points de
vente et d’évaluer les conditions d’insalubrité
environnementale qui accompagnent cette activité.
L’approche repose sur une recherche mixte
combinant observations de terrain, cartographie
par GPS et enquêtes auprès de 240
consommateurs. Un inventaire des points de vente
a été réalisé dans les quartiers, complété par une
analyse descriptive des paramètres de salubrité.
Les résultats montrent une prolifération
anarchique des points de vente, majoritairement
implantés sur le domaine public et à proximité de
zones critiques. L’analyse spatiale révèle une
forte concentration dans les sous-quartiers
précaires. Sur le plan environnemental, 78 % des
sites visités présentent une insalubrité majeure
caractérisée par une absence de systèmes
d'évacuation des eaux usées et une gestion
défaillante des déchets solides. Cette dégradation
du cadre de vie est accentuée par le non-respect
des normes d'hygiène par les commerçants, créant
ainsi des foyers de pollution biologique et visuelle.
Mots-clés :
Insalubrité,
espace
de
commercialisation, distribution, Commune de
Yopougon, Côte d’Ivoire.
| 13 |
Author(s):
Yao Dieudonné KOUASSI, Badjo Ruth Virginia ZONKOUAN, Saï Pou SOUMAHORO, Djava Etienne EGBRO.
N°Page : 150-162
|
Dynamiques climatiques récentes et réponses adaptatives des systèmes de pêche maritime côtière dans la Commune de Jacqueville en Côte d’Ivoire
Abstract
La pêche maritime côtière constitue une
activité socio-économique essentielle pour les
populations de la commune de Jacqueville,
notamment celles issues des communautés de
pêcheurs ashantis et ghanéens. Elle contribue de
manière significative à l’approvisionnement en
ressources halieutiques, à la sécurité alimentaire
et aux moyens de subsistance des ménages
riverains. Cependant, la baisse progressive de la
production halieutique observée ces dernières
années représente une menace majeure pour la
durabilité de l’exploitation des ressources
marines et pour les populations fortement
dépendantes de la consommation du poisson.
Cette étude vise à analyser les impacts des
irrégularités climatiques sur la pêche maritime
côtière dans la commune de Jacqueville. Plus
spécifiquement, il s’agit de caractériser la
dynamique récente des paramètres climatiques
locaux, d’évaluer leurs effets sur les activités de
pêche côtière et d’identifier les stratégies
d’adaptation mises en œuvre par les acteurs du
secteur afin d’améliorer la productivité et la
résilience de la pêche artisanale. La méthodologie
repose sur l’analyse de la variabilité des paramètres
climatiques
(pluviométrie, océaniques), leur interaction avec les pratiques de
pêche, ainsi que sur une approche cartographique
visant à spatialiser les principaux sites de pêche
dans les différentes localités de la commune. Cette
démarche permet de mettre en évidence les
relations entre contraintes climatiques, choix
techniques et organisation spatiale des activités
halieutiques. Les résultats obtenus ont permis
l’élaboration d’une cartographie des sites de
pêche,
révélant
une répartition spatiale
différenciée des zones exploitées et des techniques
de pêche propres à chaque village. Ils montrent
que les irrégularités climatiques influencent
significativement la pêche artisanale et soulignent
la
nécessité
de renforcer les stratégies
d’adaptation afin d’assurer la durabilité des
ressources marines et la sécurité alimentaire dans
le département de Jacqueville.
Mots-clés :
Variabilité
climatique,
pêche
artisanale, pêche maritime côtière, stratégies
d’adaptation, Jacqueville.
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Author(s):
Zohonon Sylvie Céline SERI-YAPI .
N°Page : 163-176
|
Genre et commercialisation de produits vivriers au marché de Kouamékro dans la sous-préfecture d’Ogoudou en Côte d’Ivoire : une analyse socio-économique
Abstract
L’approvisionnement des marchés
ivoiriens
en
produits
vivriers
mobilise
l’implication de plusieurs acteurs parmi lesquels
les commerçants des zones de production.
L’objectif de cette contribution est d’analyser les
inégalités de genre dans les performances
économiques et les stratégies d’investissements
des commerçants de vivriers du marché de
Kouamékro situé dans le département de Divo, au
sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Les informations
ont été collectées grâce à une recherche
documentaire, des entretiens et à l’administration
d’un questionnaire adressé à 58 commerçants de
vivriers sélectionnés selon la méthode de choix
raisonné sur le site de vente. Les données
recueillies ont porté sur les caractéristiques
sociodémographiques
(le
l’appartenance
ethnique,
sexe,
la
l’âge,
situation
matrimoniale, le niveau d’instruction, le lieu de
provenance) et les paramètres économiques (les
capacités
d’investissements,
réalisations
effectuées,
les
les
types
de
espaces
d’investissements) des vendeurs. L’analyse a été
réalisée selon une approche comparative basée
sur le genre. Elle met en relation la variable
« sexe » avec les autres variables étudiées. Les
résultats montrent que le commerce de vivriers est
largement dominé par les femmes. Elles sont
faiblement instruites et obtiennent les revenus les
moins importants. Bien que moins nombreux, les
hommes ont généralement un meilleur niveau
d’instruction et de bons revenus. De plus, ils
diversifient leurs investissements ; alors que les
femmes préfèrent investir dans l’immobilier et le
foncier.
Mots-clés : Marché, commerce de vivriers,
analyse socio-économique, genre, Kouamékro.
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Author(s):
Adeline Olga BRISSY.
N°Page : 177-189
|
Territorialisation du risque addictogène : les gares routières de Bouaké (Centre de la Côte d’Ivoire) comme micro-environnements de production du tabagisme
Abstract
Le tabagisme constitue un enjeu majeur
de santé publique. En Côte d’Ivoire, sa
consommation est interdite au niveau des espaces
publics. Malgré l’interdiction, la cigarette est
fumée au niveau des gares routières. Cette étude
vise à analyser la territorialisation du risque
addictogène dans les gares routières de Bouaké.
Pour collecter les données, une enquête
transversale descriptive et analytique a été
réalisée sur la période qui part d’août à décembre
2025 auprès de 300 usagers et travailleurs des
principales gares routières. Les données ont été
collectées à partir d’un questionnaire structuré et
d’une grille d’observation. Le niveau de
dépendance nicotinique a été évalué à l’aide du
test de Fagerström. Les analyses statistiques ont
combiné le test du Chi² et la régression logistique
binaire. La prévalence du tabagisme au niveau
des gares routières est de 24%. Parmi les fumeurs
identifiés, 71,7% présentent une dépendance
modérée ou forte. La cigarette est très disponible
et accessible au niveau des gares routières.
L’analyse multivariée montre que l’entourage
fumeur (OR ajusté = 2,48 ; p = 0,004), le stress
fréquent lié à l’activité au niveau des gares (OR =
2,11 ; p = 0,012) et la vente à l’unité (OR = 1,89 ;
p = 0,046) sont associés à une dépendance élevée.
Ces résultats mettent en évidence une
territorialisation du risque tabagique. Les gares
routières apparaissent comme des espaces nodaux
où se conjuguent centralité urbaine, économie
informelle, normes sociales permissives et faible
application des politiques antitabac. Elles
constituent ainsi des micro-territoires à forte
vulnérabilité sanitaire.
Mots-clés : Accessibilité du tabac, Dépendance
nicotinique, Gares routières, Tabagisme, Bouaké.
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Author(s):
Habib BAIKORO, Marie-Claude AKADJE-KONAN , Yaya BAMBA, Célestin HAUHOUOT.
N°Page : 190-204
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Cartographie des mangroves de l’estuaire de la lagune Aby au sud-est de la Côte d’Ivoire à partir d’images à Très Haute Résolution Spatiale (THRS)
Abstract
Les mangroves du littoral de Côte
d’Ivoire, à l’instar des autres littoraux d’Afrique
de l’Ouest, sont régulièrement menacées et
exploitées. Toutefois, ce constat n’est pas soutenu
par des données actualisées à l’échelle nationale.
L’étude a pour but de contribuer à la gestion
efficace des mangroves par la mise à disposition
de données précises, dont la mise à jour est
facilitée par une méthodologie reproductible. Elle
met en œuvre une méthodologie basée sur la
cartographie des mangroves à partir de
l’utilisation d’images à très haute résolution
spatiale (THRS) et des données de terrain.
L’exploitation de ces deux sources de données
(images aériennes et des données de terrain)
permet d’évaluer la superficie totale des
mangroves de l’estuaire de la lagune Aby à
670,62 ha à la date du 22 avril 2025. Deux
espèces de palétuviers ont été identifiées : le
palétuvier rouge (rhizophora Racemosa) et le
palétuvier noir (Avicennia germinans). La
répartition par espèces donne : 667,45 ha de
Palétuvier rouge et 3,17 de Palétuvier noir.
Toutes les classes d’âge des mangroves sont
présentes (juvénile, jeune, adulte et vétéran).
Toutefois, la classe des vétérans est la mieux
représentée (59,3%). L’essentiel de la mangrove
présente un bon état de santé. La méthodologie
mise en œuvre ouvre de bonnes perspectives pour e suivi et l’actualisation des données sur les
mangroves à différentes échelles.
Mots-clés : Drone, mangroves, cartographie,
Lagune Aby, Côte d’Ivoire.
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Author(s):
Tchognenga Charles SORO, Souleymane SORO, Kopeh Jean-Louis ASSI.
N°Page : 205-216
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L’exploitation agricole des bas-fonds, un enjeu de sécurisation alimentaire dans la sous-préfecture de Tioroniaradougou (Nord de la Côte d’Ivoire)
Abstract
La sécurité alimentaire est un défi en
Côte d’Ivoire et surtout dans la sous-préfecture de
Tioroniaradougou. À cet effet, cette étude analyse
d’une part, l’état et les facteurs de l’insécurité
alimentaire
dans
la
sous-préfecture
de
Tioroniaradougou et d’autre part la contribution
de l’exploitation agricole des bas-fonds à la
sécurisation
alimentaire.
L’approche
méthodologique s’est appuyée sur des données
secondaires et des enquêtes de terrain. Un effectif
de 297 exploitants de bas-fonds issus d’un
recensement a été interrogé dans 9 villages sur 27
de la sous-préfecture de Tioroniaradougou
obtenus par la méthode spatiale systématique à un
taux de sondage de 1/3. Les résultats de cette
étude montrent que 12% des ménages de la sous
préfecture de Tioroniaradougou sont en insécurité
alimentaire.
Les principaux facteurs qui
expliquent ce problème sont la pression foncière
liée à la densité humaine qui est de 111
habitants/km² et à l’occupation de 64% des hautes
terres cultivables par les cultures industrielles
dont 44% pour l’arboriculture. À cela, s’ajoutent
les aléas climatiques avec une forte baisse de la
pluviométrie depuis 1970. L’une des stratégies
adoptées par les paysans est l’exploitation
agricole des bas-fonds, exclusivement destinée à
la production vivrière. Les revenus issus de la
vente d’une partie des productions agricoles sont majoritairement destinés à l’achat d’autres types
d’aliments pour la famille.
Mots-clés : Bas-fonds, sécurisation alimentaire,
enjeu, pression foncière, Tioroniaradougou.
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Author(s):
Hadiza KIARI FOUGOU .
N°Page : 217-233
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Accès et enjeux géo-sécuritaires de l’eau dans la région du Lac Tchad au Niger
Abstract
L'eau est une ressource vitale,
essentielle à la sécurité humaine et au
développement durable. Son accessibilité suscite
des tensions entre les riverains du lac Tchad en
raison de l’insécurité. Ainsi, la présente étude vise
à
analyser
les
impacts sécuritaires de
l’accessibilité de l’eau et les enjeux géo
conflictuels de l’eau dans la région du lac Tchad.
L’approche méthodologique adoptée pour mener
à
bien l’étude a consisté à croiser les
données qualitatives via des entretiens d’experts
et les données quantitatives obtenues par le biais
de questionnaire structuré. Au total, 193 individus
ont
été
interrogés
faisant
recours
à
l’échantillonnage mixte : stratifié et purposif. Les
données quantitatives sont traitées à l’aide du
logiciel EVIEW14SV et Microsoft-EXCEL tandis
que celles qualitatives sont soumises au modèle
d’analyse d’Habermas. Ainsi, l’étude a indiqué
que la réduction de l’investissement hydraulique
(67%),
le
sabotage
des
infrastructures
hydrauliques (66%) et la destruction des
infrastructures hydrauliques (42%), sont les
principaux facteurs ayant limité l’accès à l’eau
des riverains des communes étudiées. En plus, les
résultats attestent que la disponibilité des lieux de
fuite constitue le véritable facteur d’attaque
terroriste pendant la décrue selon 43% à
Chétimari contre 32% à Diffa. Par contre, 17%
affirment que la facilité de s’échapper à la
poursuite militaire est un facteur déterminant
l’attaque terroriste à Chétimari contre 29% à
Diffa. Pendant la crue, l’étude a révélé que c’est
l’absence des lieux de fuite qui détermine la
fréquence d’attaque à Chétimari selon 44% des
enquêtés contre 32% à Diffa. S’en est suivie la
difficulté de s’échapper à la poursuite militaire
selon 20% à Chétimari contre 24% à Diffa. Enfin,
43% des enquêtés ont avancé le risque de noyade
comme facteur limitant la fréquence d’attaque à
Chétimari contre 36% à Diffa. Mots-clés : Accès, enjeu sécuritaire, Lac Tchad,
Boko Haram, Niger.
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Author(s):
Wachi Kormé ABDELKERIM, Elysée Zebeubé BOGAÏBE, Frédéric REOUNODJI .
N°Page : 234-247
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Analyse des aménagements contre les inondations à l’interfluve Chari-Logone dans le 9ème Arrondissement de la ville de N’Djaména au Tchad
Abstract
L’interfluve Chari-Logone constitue
l’un des espaces les plus vulnérables aux
inondations dans la ville de N’Djamena. Cette
vulnérabilité s’explique par la faiblesse de
l’altitude,
la proximité des cours d’eau,
l’urbanisation rapide et anarchique ainsi que
l’insuffisance des équipements d’assainissement.
L’objectif de cette étude est d’analyser les
méthodes de résilience adoptées par la population
pour faire face aux inondations. Ensuite, analyser
aussi la pente et la disposition de cette commune
par rapport aux phénomènes récurrents qui
exposent la population à l’abri de toutes les
intempéries. La méthodologie appliquée pour
cette étude se base sur les données collectées par
l’enquête. Le logiciel ArcGis 10.8, Microsoft
Office Excel ont aidé dans le traitement des
données collectées. Il ressort des résultats que de
nombreux
acteurs
interviennent
dans
l’aménagement de cet espace afin de réduire les
risques et protéger les populations. Les pouvoirs
publics réalisent des infrastructures et des
superstructures
destinées
à améliorer la
circulation des eaux, à renforcer la protection des
quartiers et à favoriser la résilience urbaine. En
parallèle, les occupants et les organisations
privées développent également des initiatives
locales visant à limiter les effets des inondations à
travers les travaux de voirie, les caniveaux et les
constructions adaptées. Cependant, les principaux
aménagements réalisés dans l’interfluve Chari
Logone par les acteurs publics et privés n’empêchent toujours pas, l’émergence de séries
d’inondation dans la ville de N’Djamena.
Mots-clés : Aménagements, inondation, interfluve
Chari-Logone, N’Djamena, Tchad.
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Author(s):
Nogodji Jean YEO, Akissi Madeleine KOUADIO , Manlé SOUMAHORO.
N°Page : 248-259
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Résilience paysanne en contexte de crise de la main-d’œuvre cacaoyère dans le département de Buyo (Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire)
Abstract
La crise de la main-d’œuvre dans la
cacaoculture dans le département de Buyo est une
évidence. L’article a pour objectif de montrer les
formes de résilience des cacaoculteurs face à cette
crise. La méthodologie adoptée s’est appuyée sur
la recherche documentaire et les enquêtes de
terrain. Ces dernières ont été marquées par des
observations de terrain et des entretiens avec les
autorités
administratives,
les
structures
d’encadrement technique et les organisations
paysannes. Les enquêtes de terrain ont également
permis d’interroger 227 cacaoculteurs et 62
ouvriers, soit un total de 289 acteurs. Les résultats
indiquent que les marqueurs de la crise de la
main-d’œuvre cacaoyère dans le département de
Buyo sont sa réduction dans les plantations et sa
migration vers de nouvelles zones d’accueil. Cette
situation a pour conséquences, l’insuffisance
d’entretien des plantations, le décalage du
calendrier d’entretien, la vulnérabilité des
vergers, le mauvais état des plantations,
l’abandon d’une portion de la plantation et la
baisse de la production. En réponse à cette crise
de la main-d’œuvre dans la cacaoculture, les
producteurs s’orientent vers de nouvelles
pratiques d’amélioration de la productivité des
vergers qui se caractérisent par la replantation, la réhabilitation
et
l’usage
des
produits phytosanitaires. Ces méthodes, bien qu’attractives
pour les ouvriers, réduisent dans le long terme, la
forte dépendance de cette main-d’œuvre.
Mots-clés : Cacaoculture, crise de main-d’œuvre,
résilience paysanne, département de Buyo, Côte
d’Ivoire.
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Author(s):
Mawufemo Komitse ZOYIKPO, Lolo Kodzo AHONSU, Koudzo SOKEMAWU .
N°Page : 260-274
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Pratiques de pépinière dans le canton de Lavié (Préfecture de Kloto au Togo) : entre protection de l’environnement et construction de l’économie familiale
Abstract
La pratique de pépinières évolue dans
un contexte de dégradation continuelle de
l’environnement au sens global du terme et de
réponse aux multiples demandes des paysans en
matière de production agricole dans la préfecture
de Kloto, notamment à Lavié. Elle fait l’objet d’un
entrepreneuriat environnemental aux retombées
économiques, sociales et environnementales. La
question de recherche qui découle de ce constat
est la suivante : comment les activités de
pépinières à Lavié, dans la préfecture de Kloto,
participent-elles simultanément à la protection de
l’environnement et à la construction de
l’économie familiale ? L’objectif est donc
d’analyser les contributions simultanées de la
pratique de pépinières à la protection de
l’environnement et à la construction de
l’économie familiale des pépiniéristes à Lavié. La
méthode adoptée pour mener cette recherche s’est
basée sur les observations faites sur le terrain
ainsi qu’une enquête de terrain menée auprès des
acteurs impliqués. Les données collectées,
analysées et interprétées sont plus qualitatives et
ont permis d’obtenir deux principaux résultats que
sont les contributions des pratiques de pépinière à
la protection de l’environnement local et à la
construction de l’économie familiale au sein de la
communauté de Lavié. Mots-clés :
Pépinière,
protection
de ’environnement, économie familiale, résilience,
Lavié.
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Author(s):
Pauline N’zué YAO épse SOMA.
N°Page : 275-287
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Production de manioc et ses effets socio-économiques dans la sous-préfecture de Raviat au Centre Est de la Côte d’Ivoire
Abstract
Le manioc autrefois denrée de soudure
dans le Centre de la Côte d’Ivoire devient de plus
en plus une culture principale. Ainsi, cette étude
vise à mettre en évidence les effets socio
économiques de la production du manioc à
Raviart. Les données ont été obtenues à travers la
recherche documentaire et l’enquête de terrain.
L’enquête de terrain a été menée dans 8 localités
auprès d’un échantillon de 182 acteurs de la
chaîne des valeurs du manioc, durant la période
allant du 15 décembre au 15 février 2025. Il
ressort de cette étude que la production de manioc
est de type traditionnel et familial. Elle est
dominée par les femmes. La production de manioc
se fait sur de petites superficies en association
avec la culture de l’igname. La vente du manioc et
de ses dérivés a permis à 87% des acteurs
impliqués dans la filière du manioc d’être
financièrement indépendants selon les résultats
d’enquête. Cependant, les revenus annuels issus
de la vente de manioc par les producteurs restent
marginaux. Les revenus issus de la production de
manioc sont utilisés pour faire face aux besoins
familiaux et la scolarisation des enfants. Selon les
résultats de l’investigation, 89% des revenus des
producteurs sont affectés prioritairement à la
scolarisation des enfants. En dépit des pratiques
encore artisanales et de la marginalité des
revenus des producteurs, la production de manioc
à Raviart peut être porteuse de développement
socio-économique.
Mots-clés : Manioc, production, transformation,
commercialisation, sous-préfecture, Raviart.
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Author(s):
Moïse BIO MAYE, Djafarou ABDOULAYE, Orou Yorou Guy Aymard BASSE.
N°Page : 288-300
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Influence des systèmes de culture et de la gestion des sols sur le rendement du sorgho dans les exploitations familiales du Nord-Est du Bénin
Abstract
En Afrique sub-saharienne, la
productivité du Sorgho est limitée par la
dégradation des sols, la variabilité climatique et
certaines pratiques culturales inadaptées. La
présente recherche vise à examiner les pratiques
agricoles et leur impact sur le rendement du sorgho
dans les communes de Kalalé et de Ségbana, au
Nord-Est du Bénin. Les données ont été collectées
auprès de 297 ménages répartis dans 33 villages à
l’aide de la Méthode Accélérée de Recherche
Participative (MARP) et d’observations de terrain.
Une régression linéaire multiple réalisée avec le
logiciel R a permis d’évaluer l’influence des
systèmes de culture, de la pression foncière et des
pratiques agricoles sur le rendement. À la suite de
cette méthodologie, les résultats montrent que le
système de culture dominant est permanent
(coefficients de Ruthenberg : 86,32 à Kalalé et
87,04 à Ségbana). L’indice agro-démographique
révèle une forte pression foncière à Kalalé
(0,49 ha/habitant) et une pression moyenne à
Ségbana
(1,07 ha/habitant).
Les
facteurs
significativement associés au rendement sont le
nombre de sarclages, la fertilisation, la
monoculture et la période de semis (juin–juillet). En
revanche, le type de labour, les variétés cultivées et
la superficie exploitée ne présentent pas d’effet
statistiquement significatif. Il ressort donc de ces
résultats que l’amélioration de la productivité du sorgho repose principalement sur l’optimisation des
pratiques culturales et une gestion durable de la
fertilité des sols, plutôt que sur l’extension des
superficies cultivées.
Mots-clés : Sorgho, pratiques culturales,
rendement agricole, systèmes de culture, Bénin.