Quantification des changements de l’utilisation du sol dans le district de Bamako avec l’imagerie Satellitaire LANDSAT)
Boubacar Amadou DIALLO, .
Résumé : Le développement spatial de Bamako se fait à un rythme bien soutenu. Sous la pression d’une population galopante 419 239 habitants en 1976, Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique (DNSI, 1980, p. 21) à 4 227 569 en 2022, Institut National de la Statistique (INSTAT, 2023, p. 29), une urbanisation démesurée et non contrôlée a entraîné la prolifération des quartiers irréguliers. Il en résulte une expansion spatiale excessive n’excluant plus les espaces inconstructibles comme les marécages, les piémonts, les servitudes des cours d’eau, etc. Quatre images Landsat ont été classifiées avec le logiciel de traitement d’images ENVI ; la méthode de classification supervisée du Maximum Likelihood (Maximum de vraisemblance) a été choisie avec la création de quatre unités d’occupation du sol. La dynamique spatiotemporelle du District de Bamako a ainsi montré une recrudescence des surfaces imperméables au détriment des autres unités d’occupation du sol, particulièrement le sol nu et la végétation qui avaient subi les pertes les plus importantes. Avec moins de 30% de sa superficie en 1988, celles-ci grimpaient à plus de 70% en 2022. Cette situation a provoqué, entre autres, une réduction de la biodiversité et accentué les risques d’inondation dans la ville. L’objectif de l’étude est d’analyser l’occupation/l’utilisation du sol de quatre images diachroniques Landsat (1988, 1998, 2009 et 2022) et les impacts engendrés au niveau de la biodiversité. La dynamique spatiale de Bamako entre 1988 et 2022 engendre des impacts sur la biodiversité. Le bâti occupait, en 2022, plus de 70% de la superficie de cette ville. Mots-clés : Dynamique spatiale, surfaces imperméables, biodiversité, utilisation du sol, District de Bamako.